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Mardi 13 mars 2012 | 09h48

Téléphone perdu : les risques

Les données des smartphones qui sont égarés sont souvent exploitées par ceux qui les trouvent, selon une étude de la société Symantec. Nicolas Sarkozy a-t-il été victime de cette fouille en Lorraine ?


Lors d'un voyage officiel en Lorraine, il y a quelques mois, Nicolas Sarkozy a perdu l'un de ses téléphones portables. On imagine la panique de sa part et de son service de sécurité. Imaginez les numéros de téléphone de chefs d'états de la planète entre les mains de quiconque, ou les SMS du président de la République, ceux personnels pour son épouse Carla, ou ceux colériques pour ses collaborateurs qui sont diffusés publiquement.

Finalement le téléphone du président de la République avait été retrouvé, non pas par les services de sécurité, mais par un syndicaliste de la CGT. C'est ce syndicalisme qui l'a gentillement remis aux autorités. L'histoire ne dira jamais s'il a fouillé le smartphone présidentiel. Et un membre de la CGT au secours du président de la République, cela reste singulier.

Une expérience

Symantec a volontairement égaré 50 smartphones dans des centres commerciaux, à des arrêts de bus et dans d'autres espaces publics aux Etats-Unis et au Canada pour observer, grâce à un logiciel embarqué, ce qu'ils devenaient et comment ils étaient utilisés.

Les résultats ont montré que "lorsqu'un inconnu retrouvait un téléphone multi-fonctions non protégé, il y avait une forte probabilité que celui-ci tente d'accéder aux informations personnelles et professionnelles", écrit Symantec.

Par ailleurs, la moitié des personnes ayant trouvé le téléphone portable avaient cherché à prendre contact avec son propriétaire pour le lui rendre.

L'indispensable code

Mais, dans 89% des cas, il y a eu consultation des applications connues pour contenir des informations personnelles comme les coordonnées bancaires, écrit Symantec.

Les dossiers portant des noms liés à l'environnement professionnel comme "dossier ressources humaines" ont été consultés dans 83% des cas. Globalement, des informations personnelles ou professionnelles ont été consultés dans 96% des pertes de smartphones.

Symantec conseille aux utilisateurs de mettre en place un code d'entrée élaboré pour bloquer l'accès de leur smartphone dès l'écran d'affichage.

 

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