mai 16, 2022

Tout sur l’assurance maladie en Suisse

 

Vous envisagez de vous installer en Suisse très prochainement et vous souhaitez comprendre les rouages du système de santé du pays ainsi que ses caractéristiques ? Il est en effet important qu’avant votre départ, vous connaissiez le fonctionnement de l’assurance maladie, les garanties obligatoires et celles qui ne le sont pas. Cette étude effectuée en amont vous permettra d’éviter les sanctions de la loi et de profiter de votre séjour en toute quiétude. Voici un tour d’horizon sur l’assurance maladie en Suisse.

L’assurance maladie : une obligation en Suisse

Tous les résidents suisses ont l’obligation de souscrire à une assurance maladie, qu’ils viennent de l’étranger ou pas. Par conséquent, les travailleurs étrangers ne pourront pas exercer sur le territoire sans être assurés, sauf les corps diplomatiques et les personnes ayant un état de santé très mal en point.

En effet, l’assurance maladie ou assurance de base en Suisse est une obligation légale, car soumise à la loi LAMal votée en 1994. Cette loi stipule que toutes les compagnies d’assurance santé doivent proposer les mêmes garanties aux assurés. Toutefois, pour les mêmes prestations, il existe des compagnies qui proposent des primes élevées tandis que d’autres proposent des tarifs plus ou moins modérés. Pour cela, avant de choisir votre caisse d’assurance, il est conseillé de comparer plusieurs offres. Cette assurance maladie suisse comparatif vous fera bénéficier des meilleurs tarifs du marché.

Il convient de mentionner que lorsque vous atterrissez sur le territoire suisse, vous disposez d’un délai de 3 mois pour souscrire une assurance santé. Si ce délai n’est pas respecté, l’administration de votre canton vous souscrira automatiquement auprès d’une compagnie d’assurance maladie.

Quelles sont les garanties couvertes par l’assurance maladie en Suisse ?

En Suisse, l’assurance maladie de base couvre plusieurs garanties telles que :

  • Les soins ambulatoires reçus chez un médecin agrée : cela comprend les consultations à l’hôpital ou en cabinet, les analyses médicales, les soins infirmiers… ;
  • L’achat des comprimés inscrits sur la liste des médicaments élaborée par la LAMal ;
  • Et l’hospitalisation de l’assuré en chambre commune (chambre pouvant aller jusqu’à 8 lits) dans un hôpital de son canton.

Il existe cependant d’autres soins importants qui ne sont pas pris en charge par l’assurance de base. Pour en bénéficier, il faudra souscrire aux assurances complémentaires.

Comment fonctionnent les assurances complémentaires ?

En premier lieu, il convient de préciser que contrairement à l’assurance de base, les assurances complémentaires ne sont pas obligatoires. En effet, elles constituent un prolongement des prestations de l’assurance santé. Elles permettent ainsi de couvrir les garanties qui ne sont pas prises en compte par l’assurance maladie. Il s’agit notamment :

  • Des soins effectués chez le dentiste,
  • Des médecines douces pratiquées par un thérapeute ou un corps autre que celui de médecin ;
  • De l’hospitalisation en chambre privée ou semi-privée et hors du canton de domicile ;
  • Des médicaments non inclus dans le répertoire de la LAMal ;
  • Et de l’assurance voyage permettant d’être couvert en cas de problème de santé lors d’un voyage à l’étranger.

Assurance maladie : combien ça coûte en Suisse ?

En Suisse, l’assurance de base soumet son bénéficiaire au paiement d’une prime d’assurance, d’une franchise annuelle et d’une participation aux frais médicaux communément appelée quote-part.

La prime d’assurance est individuelle et est versée tous les mois. Son montant peut varier en fonction de l’âge de la personne assurée et de son lieu d’habitation. Pour les adultes de plus de 25 ans, la prime est en général plus élevée. Par ailleurs, il convient de savoir que Genève et Bâle-Ville sont les cantons où les assurances coûtent plus cher.

La franchise quant à elle est située entre 300 et 2500 CHF par an. Pour réduire le montant de vos cotisations, il est conseillé de choisir une franchise élevée. La quote-part implique une retenue de 10 % sur les frais de santé supérieurs au montant de la franchise.